Malaria

 LA SITUATION

Avec plus de vingt communes listées en rouge, le Paludisme plus connu sous le nom de Malaria frappe fort en Haïti. Le pays compte près de 5 départements touchés, qui méritent des interventions assidues et répétées pour espérer éliminer cette maladie d’ici 2020 comme planifié dans le Plan Stratégique National d’Élimination de la Malaria commencé en 2016. OHMaSS, en tant que récipiendaire principal des fonds alloués par le Fonds Mondial à ce projet, mets les bouchées double auprès des Sous-Récipiendaires, afin que ces derniers puissent intervenir efficacement auprès des populations touchées.

 

 

NOS COMBATS

Eliminer la malaria d’ici à 2022.

OHMaSS fait partie des partenaires supportant le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) dans l’engagement pris à éliminer la Malaria en Haïti en 2022 à travers le Plan Stratégique National d’Élimination de la Malaria. La tâche est ardue vu le nombre de départements encore touchés par ce fléau, c’est pourquoi OHMaSS prend à Coeur son travail de supervision et de renforcement des capacités des SRs. OHMaSS garantit la disponibilité des médicaments et intrants pour la prise en charge de la maladie au niveau national, et distribue dans les communautés atteintes des moustiquaires imprégnés d’insecticide, visant à protéger les plus vulnérables. Les fonds alloués sont gérés en bon père de famille, afin de permettre aux SRs de réaliser un maximum des activités prévues dans le plan strategique qui puissent démontrer des résultats concrets.

 

NOTRE RÉPONSE

OHMaSS assure une prise en charge correcte des cas de malaria en mettant à la disposition du ministère les tests de dépistage et les médicaments; grâce à cette action, la population dépistée a augmenté de 25% en 2017 par rapport à 2014.  

L’organisation lutte contre les vecteurs en rendant disponible les produits et les équipements nécessaires pour que le ministère puisse réaliser les activités de traitement des gites larvaires, et des séances de fumigation contre les moustiques adultes;

OHMaSS participe également au renforcement du système à 2 niveaux : d’une part en assurant la formation des prestataires en amont pour une bonne qualité des services et soins fournis, d’autre part, en faisant sur une base régulière le suivi et l’évaluation, afin de rendre disponible les données statistiques pouvant permettre des prises de décisions éclairées en temps voulu.

Couper la chaine de transmission de la maladie est capitale c’est pourquoi OHMaSS fournit au MSPP, des matériels et équipements nécessaires pouvant lui permettre de répertorier les provenances des cas et ainsi instaurer un meilleur système de surveillance de la maladie.

 

 

Réalisations majeures d’OHMaSS

  • 2012, distribution de 2, 987,653 moustiquaires imprégnées d’insecticides dans tout le pays renforçant la protection individuelle.
  • 2014 : Production d’un film pour le ministère de la santé (MSPP) pour porter la population à rechercher des soins, à lutter contre le vecteur transmettant la maladie;
  • 2017 : distribution de moustiquaires dans 34 communes à travers 5 départements (Grande-Anse, Sud, Nippes, Artibonite et Ouest) où l’incidence était la plus élevée pendant l’année 2016 (strate 3, selon la classification d’OMS 2016).
  • 409,931 ménages possèdent des moustiquaires dans la strate 3 à partir de la distribution sélective de 2017 ;
  • Achats et distribution régulière de médicaments et d’intrants de dépistage dans les centres de distribution et d’approvisionnement en intrants (CDAIs) dans les 10 départements géographiques du pays.
  • Sensibilisation de la population à travers la diffusion de spots radiophoniques afin de les encourager à rechercher des soins, changer de comportement et utiliser les moustiquaires.

 

Impacts des interventions

Depuis les 3 dernières années, les efforts consentis ont permis d’enregistrer une baisse du  nombre de personnes atteintes de Malaria dans le pays. Une augmentation des cas dépistés est ressentie grâce à la disponibilité des tests de dépistage rapides (TDR). L’incidence de la maladie est passée de 1.7% (2014 et 2015)  à 1.6% en 2017 dû pour la plupart au coût quasiment nul de la prise en charge des cas grâce à la subvention à l’échelle nationale des médicaments et des tests. En 2016 le pays avait enregistré 21,000 cas de personnes touchees, grace au travail assidu réalisé en 2017, ce chiffre est passé à 19,000 cas.